Le MAG
L'Art livresque : Léa 26 ans et 140 bonnes raisons de partir définitivement.
Je m’appelle Léa. J’ai 26 ans et je porte sur moi, comme on porte un sac de pierres trop lourdes, tout ce qui reste de mes années où la douleur ne portait pas encore de noms. Mes parents n’étaient pas des protecteurs; ils étaient des violents — ma mère surtout — ils consommaient des drogues douces et buvaient beaucoup l’alcool.
J’ai commencé à prendre du poids vers mes onze ans, juste au moment où mon petit frère arrivait et où l’on m’a dit que “la famille, c’est toi et eux”. J’ai appris à me faire petite, à devenir le silence dans une maison où les cris ne se posaient jamais vraiment. Le corps a été mon refuge et aussi mon ennemi: un endroit que j’haïs mais que je n’arrive pas à quitter, comme on déteste un vêtement qui nous serre trop mais qu’on porte quand même parce qu’il cache quelque chose qu’on ne veut pas montrer.
À l’adolescence, mon esprit a cherché des échappatoires. J’ai été mise sous médocs pour mes angoisses qui semblaient sans fin. Les années ont filé avec des vagues d’hébétude et de fatigue, ponctuées de crises où le monde me paraissait trop épars pour que je puisse le reconstituer seule. Mon corps, lui, est resté là, présent, comme un témoin qui ne peut plus parler. J’avance avec le poids qui s’accumule — aujourd’hui 140 kilos — et une voix qui trébuche quand elle tente de dire: “Ça va aller.” Parce que j’ai essayé, et j’ai souvent été criblée par le doute: suis-je digne d’être vue, vraiment vue, telle que je suis, sans les masques que j’ai appris à porter depuis l’enfance?
Parfois, mes pensées prennent une sombre clarté: des envies de mourir qui se glissent comme des ombres sous mes paupières, qui promettent le silence et la fin du bruit. Ce n’est pas un choix que je décris avec fierté, c’est une fatigue extrême, un appel désespéré à une pause qui m’a échappé depuis trop longtemps. Le feu intérieur que j’alimente pour survivre peut parfois brûler trop fort, et alors je me demande si la douleur ne serait pas moins pesante que l’idée d’un demain sans cette douleur qui m’a façonnée.
Je me regarde, et le regard me fait mal. Mon corps est là pour être vu, disent les autres — pour être mesuré, jugé, apprécié ou rejeté. Et moi, je me demande souvent si je suis encore quelqu’un à aimer, ou juste une histoire que les autres lisent en diagonale sans jamais vraiment y entrer.
Je me bats contre le dégoût que je porte en moi, contre ce que j’ai cru être le “normal” et ce que j’ai craint de devenir, et contre l’idée tenace que ma dignité dépendrait de l’échelle des regards que les gens portent sur moi.
Pourtant, il y a des phrases qui me retiennent quand je chancelle: des mains tendues dans des moments de faiblesse, des mots dits par quelqu’un qui a compris que la douleur ne se soigne pas en un seul geste mais des petits pas, des respirations qui rallongent, des lieux sécurisants, des silences qui n’effraient pas. Je cherche encore ce qui peut me soutenir sans me faire sentir que je dois devenir quelqu’un d’autre pour être aimée. Peut-être qu’un jour, je parviendrai à parler de tout ça sans craindre d’être engloutie par le vide, sans que mes pensées s’immiscent dans mon esprit pour m’éteindre une fois encore.
La route est longue et je ne sais pas où elle mène exactement. Ce que je sais, c’est que je veux exister autrement que comme un poids que l’on porte, comme un secret que l’on dérobe. Je veux apprendre à aimer ce corps qui a vécu tant, qui a survécu tant, même s’il porte encore les marques de tout ce qui a été infligé. Je veux croire qu’être vue ne signifie pas être jugée, mais entendue; que mon vécu peut devenir une voix qui protège, qui répare, qui peut peut-être un jour apaiser ce qui se serre en moi.
Et si, au cœur de tout cela, il existe une lumière, pas une promesse, juste une possibilité. Je veux la suivre, pas pour nier ce que j’ai vécu, mais pour écrire une histoire où je suis encore présente, pas seulement comme le souvenir d’un passé violent, mais comme une personne qui apprend, jour après jour, à se tenir debout.
L'Art livresque : Comment poser des limites à une amie envahissante. par une lycéenne de 14 ans.
Art pictural : Hommage à Modigliani.
Amedeo Clemente Modigliani, né le 12 juillet 1884 à Livourne (Royaume d’Italie) et mort le 24 janvier 1920 à Paris, est un peintre et sculpteur italien rattaché à l’École de Paris.
De santé fragile, Amedeo Modigliani grandit dans une famille juive bourgeoise mais désargentée qui, du côté maternel en tout cas, soutient sa précoce vocation d’artiste. Ses années de formation le conduisent de la Toscane à Venise en passant par le Mezzogiorno, avant de le fixer en 1906 à Paris, alors capitale européenne des avant-gardes artistiques. Entre Montmartre et Montparnasse, très lié à Maurice Utrillo, Max Jacob, Manuel Ortiz de Zárate, Jacques Lipchitz, Moïse Kisling ou Chaïm Soutine, « Modi » devient une des figures de la bohème. Passé vers 1909 à la sculpture — son idéal —, il l’abandonne vers 1914 du fait notamment de ses problèmes pulmonaires : il se remet exclusivement à peindre, produit beaucoup, vend peu, et meurt à 35 ans d’une tuberculose contractée dans sa jeunesse.
Selon l’artiste, le seul but de l’art est la représentation de l’humain. Le corps du modèle nu et le portrait finissent par devenir ses seuls sujets. L’identité de ses modèles n’est pas toujours connue, comme c’est le cas ici. Mais Modigliani peint souvent les personnes de son entourage. La tendresse avec laquelle il décrit le visage un peu triste de cette femme qui le fixe de ses grands yeux bleus semble trahir l’affection qu’il pouvait lui porter. En 1918, lorsque Modigliani peint ce tableau, il est en voyage dans le sud de la France où sa compagne, Jeanne Hébuterne, peintre elle aussi, l’a accompagné. Avec son regard clair, ses cheveux châtains et la forme de son nez, le modèle du tableau lui ressemble un peu
Impacte de la violence éducative sur la prise de poids.
La violence éducative ordinaire (VEO)
Violence éducative ordinaire : qu’est-ce que c’est ?
La violence éducative ordinaire (VEO) c’est lorsqu’on utilise la violence physique, psychologique ou verbale envers un enfant dans le but de l’ « éduquer », de lui faire adopter des comportements qu’on estime être les bons pour son éducation, et que cette violence est culturellement tolérée et banalisée par la société. La violence éducative ordinaire peut être exercée par des parents mais également par l’entourage et les professionnels de l’enfance.
Parmi les violences éducatives ordinaires on retrouve :
- Les violences physiques : fessées, gifles, tapes sur les mains, claques derrière la tête, le fait de secouer l’enfant, de le bousculer ou le pousser, de lui tirer les oreilles, le priver de nourriture, ou tout autre châtiments corporels infligés comme punition…
- Les violences psychologiques : les punitions, la culpabilisation, le chantage, les menaces, la privation d’affection, les menaces d’abandon, etc…
- Les violences verbales : les cris, les insultes, les moqueries, les humiliations, etc…
Bien qu’en 2019 le Sénat ait adopté une loi relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires, 85% des enfants subiraient toujours cette violence et 1 enfant sur 2 serait frappé avant l’âge de 2 ans.
L’UNICEF, dans un rapport de 2014 intitulé « Cachée sous nos yeux », rappelle que la majorité des enfants, sur toute la planète, dès leur première année de vie, subissent des humiliations verbales et physiques.
Les conséquences de la violence éducative ordinaire
La violence éducative ordinaire (VEO) peut générer différents troubles chez les enfants et les futurs adultes (troubles de l’anxiété, troubles du comportement, troubles somatiques, dépression…). Elle augmente aussi le risque de développer des comportements agressifs ou d’en subir.
De plus, on observe souvent une transmission de la violence éducative ordinaire de génération en génération en l’absence de cadre moral ou légal bien défini, ainsi les parents reproduisent souvent les violences qu’ils ont vécu quand ils étaient enfants. Ils pensent en effet que c’est la bonne manière d’éduquer leurs enfants puisque c’est ainsi qu’ils ont été éduqués. Ces principes d’éducation viennent d’une méconnaissance du développement cognitif et affectif des enfants. Par exemple, des parents et éducateurs interprètent certains comportements de leur enfant comme des « caprices » plutôt que le reflet d’un manque ou d’un mal-être avéré chez l’enfant. Il est d’ailleurs très répandu de croire qu’un enfant deviendrait un « enfant-roi » si les parents ne le punissaient pas.
En premier lieu, la Cour de cassation rappelle qu’aucun texte pénal n’autorise les violences, même « éducatives », sur les mineurs. Au contraire, les dispositions de l’article 222-13 du Code pénal prévoient expressément que les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ayant entraîné aucune incapacité de travail sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises sur un mineur de quinze ans. Ces peines sont portées à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque de telles violences sont commises sur un mineur de 15 ans par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur le mineur.
En deuxième lieu, l’article 371-1 du Code civil, modifié par l’article 1er de la loi n° 2019-721 du 10 juillet 2019 relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires, dispose explicitement en son troisième alinéa que « L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». Cette disposition, bien que civile, reflète une volonté législative claire : interdire toute violence éducative.
300 millions d’enfants âgés de 2 à 4 ans subissent régulièrement des violences physiques et/ou psychologiques.
Plus de 40 000 enfants de moins de 18 ans sont victimes d’homicide chaque année.
120 millions de filles et de femmes de moins de 20 ans ont subi une forme d’agression sexuelle.
À l’âge adulte, 1 femme sur 5 et 1 homme sur 13 déclarent avoir subi des violences sexuelles dans leur enfance.
En 2016, les forces de l’ordre ont recensé 131 infanticides, dont 67 commis dans le cadre intrafamilial. Parmi ces 67 enfants décédés sous les coups d’un parent ou d’un proche, près de quatre sur cinq avaient moins de cinq ans. À noter que ces chiffres ne rendent compte que des cas connus des forces de l’ordre.
La maltraitance est toujours lourde de conséquences pour les enfants qui en sont victimes. Les séquelles de la maltraitance ne sont pas seulement physiques : cicatrices ou douleurs, troubles sensoriels, troubles du sommeil, perte de capacités, état de santé durablement dégradé, handicap, voire décès prématuré.
Je suis très fière de la relation que l’Institut Jane Goodall entretient avec l’UNESCO, une relation qui s’est progressivement renforcée au fil des années. Il est indéniable qu’aujourd’hui, le monde est dans un état tel que personne, ni aucune organisation, ne peut agir seule. Nous devons collaborer, nous unir, et il est essentiel que les pays et les individus travaillent ensemble pour faire de ce monde un monde meilleur.
L'art scientifique : La Dr Jane Goodall, la célèbre scientifique dont les recherches sur les chimpanzés ont changé notre perception des animaux, est venue à l'UNESCO pour délivrer un message optimiste sur la conservation et le rôle que chacun peut jouer dans la préservation de notre planète. Son discours a également résonné avec la mission fondamentale de l'UNESCO qui consiste à éduquer les jeunes et les communautés à protéger et respecter la nature.
« Je suis absolument certaine qu’il n’y a jamais eu, dans cet espace, une reconnaissance adéquate du fait que nous, les humains, ne sommes pas les seuls êtres sur cette planète. Je veux faire entrer ici la voix des chimpanzés, l’animal que j’étudie depuis tant d’années avec mon équipe dévouée. Ce que je vais dire signifie simplement : c’est moi, je suis Jane. Car les chimpanzés ont différentes manières d’annoncer leur présence. »
Dr Jane Goodall, ou Dr Jane comme elle aime être appelée, a ensuite commencé son discours en imitant les sons des chimpanzés.
L’observation de Jane Goodall, selon laquelle les chimpanzés fabriquent et utilisent des outils, fut une révélation. Comme l’a souligné Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, dans son discours de bienvenue : « Votre travail a brisé la barrière que les humains ont, génération après génération, obstinément érigée entre eux et le reste du monde vivant. »
Art visuel : Devenir mannequin, et pourquoi pas vous?
N’hésitez pas à déposer vos photos pour être vu !
Il est possible de devenir mannequin, homme comme femme, dès l’âge de 16 ans à condition de disposer d’un certificat médical et d’une autorisation parentale de travail pour mineur. C’est un métier plutôt difficile d’accès et le candidat doit se montrer tenace et persévérant, car la concurrence peut être rude.
Les mensurations conseillées pour être mannequin. La taille doit être comprise entre 1,72 m et 1,81 m et le poids entre 48 kg et 60 kg selon la taille. Ces mensurations correspondent aux tailles 34/36 des prototypes de vêtements.
