Le MAG
Full Art Corps est le MAG des nouveaux créateurs de Charente maritime.
être lu, vu, entendu
Un moyen simple de mettre en avant vos créations.
Roman, poême, recherche scientique, book photo, vidéo pour le théâtre, la musique, la danse.
L'Art livresque : Maman pourquoi tu ne m'aimes pas ?
Maman pourquoi tu m'aimes comme ça ?
A l’ombre des coups bienfaisants
Dans le reflet brisé de mon miroir,
Je vois un jeune homme, noyé d’illusions,
Le poids des cris, des larmes, du noir,
M’enserre le cœur, lourd comme mes visions.
Des ombres me hantent, la nuit me dévore,
Mes souvenirs sont gravés, inexpugnables,
Toutes ces violences éducatives, grignottent mon esprit qui implore,
J’aspire à cette paix, ce rêve insatiable.
Chaque coup porté, chaque mot tranchant,
Résonne en moi comme un triste chant,
Mélodie amère de ces souffrances portées,
Je crie en silence, mon âme blessée.
cette main qui m’éduque est aussi celle qui me frappe,
Les cris de ma mère, véhiculent sa rage,
Dans le creux des nuits, mon cœur se déchire,
Sous le joug cruel d’un monde sans partage.
Et quand la honte, ce voile pesant,
Étreint ma jeunesse de ses bras de fer,
Je me demande qui écoutera vraiment,
Ce gamin perdu, ce naufragé de la mer.
Je suis un cri muet, un écho distordu,
La solitude, complice de mes pensées,
Dans ce labyrinthe d’émotions disparues,
Je cherche un chemin, un doux abri pour rêver.
Si jamais le vent se levait en ma faveur,
Pour balayer les ombres, apportant la clarté,
Je pourrais dévoiler ma douleur en couleur,
À l’encre de mes mots, trouver ma liberté.
Mes chers parents je pars…je vous aime mais je pars.
Chers tous,
Si vous lisez ces mots, cela signifie que je suis déjà partie. J’écris cette lettre avec un cœur lourd, mais j’espère qu’elle vous aidera à comprendre.
Je me sens invisible, comme un fantôme qui erre dans les couloirs de l’école, là où les rires et les voix résonnent. J’aimerais pouvoir me fondre dans le décor, mais chaque jour est une lutte pour exister. Je ne suis pas parfaite à vos yeux, et c’est comme si tout ce que je faisais n’était jamais assez.
Les moqueries, les ricanements, le regard de ceux qui ne voient que mes défauts, tout cela me ronge lentement. Je n’ai pas d’amis pour me soutenir dans cette tempête. La solitude m’enveloppe, et le harcèlement devient une ombre que je ne peux fuir. Tous ces mots blessants, ces paroles, elles tournent en boucle dans ma tête, comme un carrousel sans fin, m’écrasant peu à peu.
J’ai essayé de sourire, d’être forte, mais je me sens pliée sous le poids des attentes. Je me sens piégée dans un monde qui ne me comprend pas, où chaque souffle devient un combat. Parfois, je me dis que disparaître serait plus facile, moins douloureux que de continuer à subir.
Je vous écris pour dire que je ne veux plus faire partie de cette tristesse. Je souhaite que vous compreniez, que vous réalisiez la peine que j’ai portée. Peut-être qu’un jour, vous vous souviendrez de moi comme de celle qui a cherché à être entendue, mais que personne n’a écoutée.
Je pars en espérant que vous vous rendrez compte de l’importance de la gentillesse, de l’empathie, de l’amour. Chaque mot compte, et chacun de vos choix peut changer une vie. N’oubliez jamais cela.
Adieu,
Art pictural : faut-il être schizo pour créer ?
La psychopathologie phénoménologique explique la schizophrénie par la perte de l’évidence naturelle (Blankenburg, 1991/1971) ou la perte du sens commun (Stanghellini, 2000, 2004). Intéressons-nous aux pratiques artistiques utilisées par nos sujets diagnostiqués schizophrénes avec comme référent théorique la psychopathologie phénoménologique.
Méthodologie
Étude de quatre personnes artistes peintres et schizophrènes à partir de :
– Deux biographies d’artistes issus de l’Art Brut : Aloïse Corbaz et Adolf Wölfli
– Deux patients schizophrènes (utilisation d’un questionnaire semi-structuré) fréquentant
Trois arguments nous permettent de suspendre notre jugement vis-à-vis de ces personnes artistes schizophrènes :
– La psychopathologie phénoménologique : avec le concept d’epoché qui signifie
« suspendre le jugement ».
– La Théorie de Prinzhorn (1984/1922) : il refuse les catégories »art » et »non-art ». Il n’y a pas « d’Art Psychopathologique ».
– Le principe de l’Art Brut en lui-même : « Il n’y a pas pls d’art des fous que d’art des dyspeptiques ou des malades du genou » (Dubuffet, 1973).
Article n°1
Résultats
1. La perte du sens commun
Stanghellini (2000, 2004), Blankenburg (1991/1971) et Minkowski (1968, 1999/1966, 2002/1927) : approche des personnes schizophrènes en général. Cette étude : approche de personnes schizophrènes artistes. Diagnstic de schizophrénie paranoïde : 3/4 sujets, Aloïse Corbaz, Adolf Wölfli et Monsieur L. Selon nous, la perte de sens commun amène des personnes schizophrènes paranoïdes et artistes à se créer des symboliques et une réalité idiosyncrasique riche, au travers de leur art, pour trouver un sens autre à ce qui ne leur est pas commun. Elles ressentent la nécessité profonde et intime de devoir réinventer à différents niveaux un univers face à leur différence : la perte du sens commun. Ceci est en accord avec la « Créativité révolutionnaire » énoncée par Sass (1994) : la créativité des personnes schizophrènes est caractérisée par un pensée idiosyncrasique, une envie de transcender la culture et d’amener des changements profonds dans un domaine. Selon nous, les peintures, en véhiculant l’univers de l’artiste, sont un média qui amène les schizophrènes artistes à une forme d’adaptation sociale (en pouvant susciter dialogue et communication) face à la perte du sens commun.
Article n°2
2. La classification de Jádi
Jádi (Hulak, 1990) cite trois catégories d’art dans lesquelles on pourrait classer l’art fait pas des malades mentaux. Il s’agit de l’art brut, l’art naïf et l’art de recherche. Nos conclusions directes : l’art de personnes malades mentales ne se réduit pas à l’art brut ET il n’y a pas d’art des malades mentaux.
Caractéristiques de l’art brut : les artistes sont peu ou pas intégrés socialement, ce sont des marginaux qui développent un univers personnel interne très riche et qui ont peu d’intérêt pour le monde extérieur. Beaucoup d’entre eux créent en cachette et ne se considèrent pas comme des artistes. C’est le cas d’Aloïse Corbaz et d’Adolf Wölfli.
Caractéristiques de l’ art naïf : les auteurs représentent des thèmes conventionnels, ce sont des artistes autodidactes, peu cultivés, ayant une grande sensibilité spontanée, le public les accueille souvent de façon favorable. C’est le cas de Monsieur M.
Caractéristiques de l’ art de recherche : ils ont une personnalité complexe, souvent assez cultivés, leurs questionnements est leur identité, ils passent plus de temps dans le processus que pour la réalisation de leurs Œuvres. C’est le cas de Monsieur L.
Article n°3
3. Liens avec l’étude de Spaniol
Spaniol (2001) met en évidence dans son étude des souvenirs positifs dans l’enfance ou un soutien par rapport à l’art : 3/4 nos sujets, ceci est retrouvé chez Aloïse Corbaz, Monsieur L et Monsieur.
Motivations à créer identifiées par Spaniol (2001) :
– Expression de soi et auto-thérapie : retrouvés chez Aloïse Corbaz et Monsieur M
– Expression de soi et auto-thérapie + besoin d’impact et de reconnaissance sociale : retrouvés chez Adolf Wölfli et Monsieur L
Nos hypothèses : lorsque présence de symptômes mégalomaniaques : attribution d’une haute valeur économique aux oeuvres, comme chez Wölfli et Monsieur L. L’absence de symptômes mégalomaniaques amène les sujets à donner leurs œuvres facilement, c’est le cas chez Aloïse et Monsieur M.








Engagée pleinement dans les débats de la Révolution, elle prendra le parti des Girondins et publiera des pamphlets contre Marat et Robespierre. Accusée d’attenter à l’indivisibilité de la République, elle est condamnée à mort par la Terreur, et exécutée le 3 novembre 1793. Elle est alors la deuxième femme guillotinée, après Marie-Antoinette à laquelle elle avait dédié sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Dans une étonnante ironie de l’histoire, son fils Pierre Aubry de Gouges sera envoyé en 1802 par Bonaparte en Guyane, au moment où Victor Hugues, capitaine général de la colonie, est en train d’y rétablir l’esclavage qu’Olympe de Gouges avait tant combattu de son vivant… P. Aubry de Gouges tomba rapidement malade, et c’est sur cette terre de nouveau esclavagiste qu’il décéda, quelques mois après son arrivée.
Oubliée par les républicains et longtemps ignorée par les historiens, Olympe de Gouges est aujourd’hui reconnue comme une figure majeure de l’engagement des femmes dans la Révolution Française, et son nom est régulièrement évoqué pour entrer au Panthéon
L'art révolutionnaire et féministe : Marie Gouze, dite Olympe de Gouges
Née le 7 mai 1748 à Montauban sous le nom de Marie Gouze, Olympe de Gouges est une héroïne révolutionnaire considérée comme l’une des premières féministes françaises, mais elle fut également une adversaire résolue du système esclavagiste.
Peu de temps après s’être mariée en 1765 avec un certain Louis Aubry, Marie devient veuve. Elle décide alors de changer de nom pour Olympe de Gouges, et part vivre à Paris avec son fils. A une époque où une femme qui demeure célibataire est regardée comme une prostituée, elle assume son indépendance en refusant de se marier, pour pouvoir rester libre de ses actes et de ses écrits. Car dans la capitale, elle fréquente les salons, elle rêve de devenir femme de lettres et s’intéresse aux idées nouvelles.
La lutte contre l’esclavage sera la première cause qu’elle défendra comme autrice : en 1784, elle rédige la première pièce du théâtre français dénonçant ce système qui est alors à son apogée, et générait des fortunes colossales pour ceux qui en bénéficiaient, nombreux dans les milieux parisiens. Intitulée Zamore et Mirza ou l’Esclavage des Noirs, la pièce conte l’histoire d’un couple de marrons refugiés sur une île déserte pour échapper aux sévices de leurs maîtres, et qui seront secourus par deux jeunes Français. Inscrite l’année suivante au répertoire de la Comédie Française, elle n’y sera pas jouée avant la Révolution, du fait de son message d’égalité et de fraternité entre Blancs et Noirs jugé sulfureux par beaucoup.
Elle prolonge son engagement trois ans plus tard, en publiant ses Réflexions sur les hommes nègres, et en fréquentant les animateurs de la Société des Amis des Noirs. Sous la Révolution, elle reviendra encore sur ce thème en rédigeant une nouvelle pièce en faveur de la cause abolitionniste, Le Marché des Noirs.
Libre, fière, pétrie des idéaux des Lumières, elle répond en 1791 à l’universalisme hémiplégique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui n’appliquait ses principes de liberté et d’égalité qu’aux hommes, par une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qui reste l’un des grands textes fondateurs du féminisme moderne, dont l’article 1er proclame : « La femme naît libre et demeure égale en droits à l’homme. »
Opter pour une image revisitée est aussi rafraîchissant qu’une nouvelle coupe pour votre image de marque. Cet acte ne change pas ce que vous êtes, intrinsèquement, mais cette nouvelle apparence est souvent l’occasion d’une dynamique différente.
La docteure Laura Thompson, psychologue comportementale spécialisée dans l’identité numérique, explique : « Changer sa photo de profil est un moyen simple et efficace de signaler un changement d’identité, d’émotion ou d’intention . C’est comme changer de tenue selon son humeur, mais en plus rapide et plus public. »
Quelle est l’importance de l’image de soi ?
Les individus qui ont une perception positive d’eux-mêmes sont souvent plus résilients face aux défis et aux difficultés, ce qui peut réduire les effets néfastes du stress sur le corps ; Relations interpersonnelles : l’image de soi influence également la qualité des relations interpersonnelles.














